ACCESSOIRES

 

Banda militare

Campanelli

Campanette

Cariglione

Cornamusa

Expression

Piva

Tamburo

Terza mano

Tromba nell'angelo

Usignolu

Banda militare

Accessoire apparu dans la seconde moitié du 19 ième siècle et introduit en Corse par la facture pistoiaise.

 

Elle est constituée de 3 éléments :

- la grosse caisse, tambour tendu de peau et frappé par un maillet,

- le chapeau chinois, cymbale frappée par un levier muni d'un coin de fer,

- les clochettes, en grand nombre, accrochées sur des cercles de fer suspendus en l'air.

Ces 3 éléments sont actionnés simultanément par l'organiste à l'aide d'une pédale.

La Banda militare est utilisée dans certaines œuvres caractéristiques du milieu du 19 ième siècle italien (Padre Davide di Bergamo).

L'époque est propice aux vertus militaires, aux insurrections conduisant aux libérations des peuples. L'Italie a été fondée le 17 mars 1861.

 

Campanelli

Voir Cariglione

 

Campanette

Voir Cariglione

 

Cariglione

Ce jeu peut connaître plusieurs appellations dans l'orgue corse : Campanette (Aregnu), Cariglione (A Verdese), Coriglione (Figarella di Santa Maria di Lota), Campanelli (Pedicorti di Caghju).

Il apparaît dans l'orgue corse à partir du milieu du 19 ième siècle.

Il est constitué de timbres en laiton épais, accordés, frappés par un petit marteau en forme de boule.

L'ensemble des timbres est en général placé dans le haut de la fenêtre des claviers derrière une grille ou une paroi ajourée en bois.

Ce jeu commence le plus souvent au fa 3.

Son effet sonore participe à sa façon au merveilleux de l'orgue et n'est pas sans rappeler la Zauberflöte (Flûte Enchantée) de Mozart.

 

Cornamusa

Voir Piva

 

Expression

Certains plans sonores à l'intérieur du buffet de l'orgue, sont parfois enfermés dans des boîtes dont la paroi avant est faite de jalousies mobiles. L'ouverture en est commandée par une pédale progressive par l'organiste.

On parle alors de boîte expressive.

Le son provenant des tuyaux enfermés dans cette boîte, peut-être ainsi modifié à loisir en intensité, par le truchement du mouvement de ces jalousies.

L'efficacité de cet effet passe par plusieurs exigences techniques :

- une étanchéité rigoureuse de l'enfermement

- pas d'économie dans l'épaisseur des parois

- un silence absolu dans le mouvement des jalousies et de sa mécanique

- une douceur dans le maniement, permettant une progression par nuances infinies 

Cet artifice apparaît vers le premier tiers du 19 ième siècle en Europe, et se généralise par la suite. Il est un des traits essentiels de la facture romantique continentale, en particulier du Récit romantique. 

On ne le trouve en Corse que sur les instruments d'origine française.

Une exception : le clavier d'écho du Serassi de Santa Maria di Bastia.

 

Piva

Appelée aussi Cornamusa.

Tuyau d'anche (unique ou multiples, mais rarement), en fer blanc ou en bois, actionné généralement par une des dernières touches du pédalier.

Dans certaines littératures, il permet des effets de basse tenue ou de scansion rythmique

Tamburo

Tambour en français.

Désigne l'ensemble de 2 ou 3 tuyaux de bois, ouverts ou bouchés, volontairement désaccordés entre eux mais sonnant très proches l'un de l'autre.

Cette discordance ainsi voulue et maîtrisée, produit alors un effet de battement ressemblant au roulement de tambour.

Il est en général commandé par une touche du pédalier.

Cet artifice est utilisé pour égayer certains passages de certaines pièces d'orgues.

Son évocation militaire est manifeste.

 

Terza mano

Troisième main en français.

Accessoire permettant de doubler à l'octave aiguë les notes jouées sur le clavier à partir du fa 3.

Il est constitué d'un petit abrégé supplémentaire, placé sur le chemin de la mécanique du clavier.

La planchette qui porte les rouleaux de cet abrégé est articulée et commandée en général par une pédale.

Cet artifice apparaît à partir du milieu du 19 ième siècle et traduit le désir, bien de cette époque, d'une plus grande intensité sonore, surtout dans les aigus, cherchant en cela une imitation de l'orchestre symphonique.

 

Tromba nell'angelo

Parfois, sur le toit de certains buffets corses, est placé un (ou plusieurs) ange en bois polychromé, tenant en sa bouche un tuyau de Trompette en fer-blanc.

La plupart du temps le tuyau est réel, alimenté en vent et accordé.

La commande s'effectue depuis le poste de l'organiste par le truchement d'un levier ou d'une pédale.

Les orgues de Saladini en étaient friands (Zilia, Nonza).

 

Usignolu

Rossignol en corse.

Appelé aussi Uccelleti (oiseaux en italien)

Accessoire de l'orgue constitué de petits tuyaux maintenus à l'envers (le corps vers le bas, le pied vers le haut), soudés ou emmanchés sur un conduit d'air et l'extrémité du corps trempant à peine dans de l'eau contenue dans un petit bassin.

Le passage de l'air fait barboter l'eau de trempage et imiter le gazouillement d'oiseaux.

Le nombre de tuyaux peut varier.

La hauteur de l’eau dans la cuve est très précise pour que l’on puisse obtenir un bon résultat.

Bien souvent, la sécheresse ou le non entretien a raréfié ou asséché l’eau et l’effet sonore disparaît.

Cet accessoire date de la fin du Moyen-Age et de la Renaissance, époque où l'on rencontrait beaucoup de ces artifices sur les orgues en Europe (statues articulées, étoiles tournantes, clochettes, anges soufflant dans de véritables trompettes, etc.).

Tous les moyens étaient utilisés pour alimenter le merveilleux pour les oreilles et les yeux des auditeurs. L’orgue participait ainsi à l’enchantement céleste.

Les animations des horloges astronomiques des cathédrales procèdent du même esprit.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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