Soufflet cunéiforme

Littéralement : en forme de coin.

(Se souvenir des anciens soufflets de forge).

Les soufflets cunéiformes ont en général de 3 à 5 plis saillants, constitués d'éclisses (parties plates et dures des plis) reliées entre elles par des joints en peau.

On distingue la table supérieure mobile, où l'on place les poids et celle inférieure munie de deux orifices rectangulaires :

- l'admission du vent avec une soupape anti-retour,

- l'orifice d'encastrement sur le gosier (voir ce mot).

La tête du soufflet est la partie pointue du coin.

La queue est l'autre côté, où les éclisses se déploient.

Des barres de renfort sont clouées sur ces tables pour en maintenir la planéité. Celle en queue du soufflet est munie d'un trou où est accrochée la corde de traction.

Quelquefois, les soufflets sont munis de caches latéraux, cloués sur les chants des tables, destinés à protéger la peau des plis de la dévoration des rats quand ils sont au repos, dans le silence des églises.