Roues de relevage des soufflets

Les soufflets cunéiformes sont la plupart du temps en Corse, relevés à l'aide d'une roue munie de deux cordes.

Un axe en bois, rond, tourne sur lui-même grâce à deux pivots en métal et porte une roue à gorge en bois calée sur lui.

Ouverture du soufflet :

Une première corde, au départ enroulée dans la gorge, est tirée en se déroulant depuis l'extérieur par le souffleur.

Une seconde corde, accrochée à la table du soufflet, s'enroule alors sur l'axe en bois.

Arrivée au point le plus haut de l'ouverture du soufflet, le souffleur cesse sa traction et la table du soufflet s'immobilise.

Fermeture du soufflet :

Le souffleur lâche la première corde et le soufflet se referme par le propre poids de sa table supérieure augmenté de poids ajouté par le facteur.

La première corde s'enroule à nouveau automatiquement dans la gorge de la roue.

La seconde corde se déroule.

Il faut au moins deux soufflets pour assurer la permanence du vent :

- un soufflet en descente qui assure la fourniture du vent,

- un soufflet en remontée, ou déjà remonté et maintenu en position haute, avant d'être lâché pour prendre le relais du premier.

En Corse on ne trouve jamais plus de trois soufflets.

Administrer correctement le vent est un art difficile, du moins au début. Il exige une souplesse, un accompagnement doux et progressif, au moment du lâché du soufflet en position haute, et une surveillance constante du niveau du soufflet en action pour lui assurer un relais avant qu'il ne se ferme complètement.

Cette participation peut être considérée comme un véritable acte musical, un partage de la respiration avec l'interprète au clavier.

Il représente en tout cas un passage obligé très enrichissant pour tout musicien organiste.