Octave courte

Sur certains claviers, la première octave du clavier ne comporte que les notes naturelles do, ré, mi, fa, sol, la, si, et une seule altération sib.

Les do#, ré#, fa#, sol# sont absents.

Cette manière provient de l'ancienne habitude de nourrir suffisamment l'harmonie, dans la basse de l'écriture, en utilisant seulement les notes naturelles.

Pour des raisons pratiques de gain de place en largeur du clavier, le facteur a compressé la disposition des touches de cette première octave :

- le mi devient do,

- le fa reste fa,

- le fa# devient ré,

- le sol reste sol,

- le sol# devient mi,

- les la, sib et si demeurent à leur place.

Cette disposition, depuis longtemps abandonnée dans le reste de l'Europe, perdurera en Italie et en Corse, où le dernier orgue construit avec l'octave courte est celui d'I Cateri en 1902 !

L'octave courte est indispensable pour interpréter certaines oeuvres (Frescobaldi en particulier) où les écarts des notes demandés sur la partition à la main gauche ne sont pas possibles sans elle.