Fraisage

En facture d'orgues on rencontre ce terme de deux façons :

- Fraisage d'un trou

Cette action signifie créer un chanfrein (cuvette) sur les bords d'un trou pratiqué dans une pièce de bois, qui doit recevoir l'appui d'un pied de tuyau, afin d'en faire disparaître les arêtes vives.

Bien souvent les trous qui vont supporter les tuyaux sont fraisés avec un fer conique lisse, porté au feu jusqu'au rouge, et passé sur le trou en le tournant vitement sur lui-même.

Le chanfrein devient noir.

Le but de cette action est :

- centrer automatiquement le positionnement du tuyau sur son trou pour qu'il reçoive toujours la même quantité de vent,

- lisser le bois pour créer une surface d'appui plane,

- durcir le bois par son brûlage

- neutraliser le tanin qui pourrait entrer en réaction chimique avec le métal du tuyau.

On peut aussi fraiser un trou à l'aide d'une simple fraise mécanique qui coupe le bois grâce à son tranchant.

- Fraisage d'un pied de tuyau

Lors de sa fabrication, une des phases terminales de la construction d'un tuyau est d'en fraiser le pied.

On referme l'ouverture de l'extrémité inférieure d'un pied en le forçant habilement dans un cône creux lubrifié, jusqu'à obtenir le diamètre souhaité pour l'entrée du vent. La forme en olive de l'extrémité du pied ainsi obtenue s'appliquera mieux sur le trou fraisé dans le bois, destiné à le recevoir.

Ce fraisage s'exécute soit à la main, soit en montant le cône sur un moteur rotatif à vitesse lente.